Les Villes Soeurs, agaçées par la présence Esthite au sud lance une offensive sur Rombre mais la résistance est forte. Les royaumes forts profitent de l’occasion pour lancer leur propre petite invasion du voisin sympa mais gênant. Cette vague de remodelage dure jusqu’en 1606. Puis les frontières stagnent, il ne reste qu’une trentaine de “pays”, les autres ayant été phagocyté. Des révoltes intérieures sont vite écrasées.
Les Villes Soeurs, dans l’impasse la plus totale du côté du Fork, décide de débarquer sur l’Île Kaoh. L’Isore n’apprécie pas du tout cette petite manoeuvre, l’île ayant toujours été en sa possession. La position stratégique de l’île oblige Alcera à envoyer la Grande Armée d’Isore. D’où un gros débarquement en 1617 et un gros face à face avec l’Armée de l’Alliance. Sur la mer Pelagos également, les Esthites du nord et les Rennorkiens du sud s’entrechoquent à grand coup d’arquebuses et de canons : les premières batailles navales remportent un franc succès.
En 1622, le Royaume de Primis plaide pour la paix. Personne ne note le message. Irkeshtam vient en aide à son voisin et débarque à son tour sur l’Île Kaoh : joyeuse partie à trois. Dans la mer Pelagos, la situation devient un peu plus inextricable : Ruh envoie des troupes pour soutenir les Esthites, Fushu avec l’appui des Villes Soeurs envoie son régiment pour aider les Renoorkiens.
Peu à peu, les ennemis s’essouflent. L’Armée Primienne de la Paix tente de s’interposer en mer Pelagos et sur l’Île Kaoh. Les combats cessent. Des accords sont passés pour créer des zones tampons neutres. En 1635, à l’initiative de Primis, les représentants des États participent à la création de l’Ambassade, un lieu neutre pour que les béligérants éventuels puissent se rencontrer.
Comme pour la Première Guerre Aldéienne, il n’y a pas de réel vainqueur, ce qui n’arrange rien aux choses. Chacun se replie dans son coin; les anciens voisins alliés sont oubliés. Les frontières sont totalement fermées, tous les pays tentent de vivre en autarcie. Et comme on découvre vers la fin du siècle que tout système fermé est destiné à mourir, on essaie de trouver des astuces pour survivre tant bien que mal.
Les sciences commencent à émerger petit à petit. Les premières grandes lois de la physique sont découvertes. Les États encouragent les recherches pour avoir toujours une longueur d’avance (et même deux) sur le voisin. La conséquence directe est la Révolution de l’Industrie. Les premières machines apparaissent, les premières cheminées crachant de la fumée noire aussi. Les différences sociales commencent à se creuser.
Les populations s’agitent ça et là pour réclamer des droits. Primis craignant de voir ces soulèvements s’amplifier et dégénérer en guerre rappelle ses collègues à l’ordre. On tabasse gentiment du manifestant. Mais les ardeurs des plus téméraires ne sont pas calmées pour autant. En 1837, Primis convoquent tous les représentants des pays à l’Ambassade.
En fait, les représentants se rendent bien compte qu’ils ont tout intérêt à s’allier pour conserver leur pouvoir dans leur pays respectif. Primis commencent à voir les choses tourner mal. Quelques années suffisent pour que les puissants s’accordent parfaitement : ils votent en 1845 la Loi Martiale Internationale qui leur garantie le pouvoir et leur donne des moyens de répression. Primis est seul à voter contre.
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