Comme leur nom l’indique, c’est pas très joli joli ce qu’il s’est passé pendant ces temps. Pour résumer en trois mots : guerre, bordel et engueulade !
La Première Guerre Aldéienne commence dans la confusion la plus extrême. Plusieurs camps apparaissent ça et là, plusieurs front aussi. Les premières années sont le théâtre de mini-batailles partout sur Aldéia. On finit par ne plus savoir très bien qui combat qui. Les ennemis d’un jour s’allie le lendemain pour se trahir le surlendemain...
Au sud, les Villes Soeurs prennent le dessus sur l’Ahoï (15 ; 19) puis sur le Fork (20 ; 26), ralliant les populations à leur cause, soit par un accord, soit le plus souvent par la force militaire. Petit à petit, elles assoient leur position dans le Gondwana. Ailleurs, c’est encore la pagaille généralisée. Les fronts ne se stabilisent pas, ils avancent et reculent constamment de plusieurs centaines de kilomètres.
L’Alliance du Gondwana formée autour des Villes Soeurs a eu le temps de préparer une armée puissante ; elle lance une offensive au Nanbu, dans le sud de Malm, avec débarquement et tutti quanti... Pendant ce temps, dans le nord d’Aldéia, Dranawa prend les choses en main, Irkeshtam tombe dans son escarcelle en 46 et Alcera en 49 : Dranawa contrôle alors l’intégralité du Radjo-zhion et de l’Isore.
Les Villes Soeurs finissent de prendre de contrôle du Nanbu en 53. Leur progression est alors plus rapide. Elle mettent la main sur le Naka en 55 et atteignent Ruh en 59. Dranawa finit de soumettre les dernières poches de résistance dans l’est de la Laurasie et s’attaque à l’Eldonie en 57.
La jonction entre les deux armées a lieu entre Primis et Ruh, quelque part au milieu de l’Hokubu. On ne situe pas très bien le lieu car peu de survivants revinrent de cette première bataille. Première d’une longue série. Pendant des années, les deux camps s’annihilent, étant tour à tour en position de force puis en position de faiblesse. La situation stagne jusqu’en 69.
Mais dans la partie de Malm contrôlé par l’Alliance des Villes S\oe urs, des révoltes internes éclatent. L’Alliance s’essouflent, incapable de faire face à deux dangers en même temps. Elle recule jusqu’à la Mer Pelagos, abandonnant Singatoka en 73. Mais Dranawa commence aussi à faire face à des tensions internes. Finalement, les deux camps se mettent d’accord et signe un traité de cessation des combats en 76.
Après trois générations de combats et plus de la moitié de la population Aldéienne sous terre, rien n’a vraiment changé sinon qu’Aldéia est sous l’influence de deux géants... Mais les luttes intestines qui ont commencé pendant la guerre de chaque côté ne s’arrêtent pas et fragilise les colosses. Les grands empires sont de plus en plus durs à maintenir d’un seul bloc.
En 84, l’Empire de l’Alliance s’effondre, il implose littéralement. Le Nanbu est sous les flammes ! Les Villes Soeurs préfèrent retirer leur armée en catastrophe et se replient sur le Gondwana, dans un territoire acquis à leur cause depuis le départ. En 86, il n’y a plus aucun colon Gondwan au Nanbu, des milliers de petits domaines seigneuraux apparaissent. Au nord, c’est guère mieux. Dranawa cède du terrain en signant des traité pour établir des royaumes indépendants. Son territoire se rétrécit de plus en plus jusqu’en 102 et couvre alors le Radjo-zhion.
Les royaumes indépendants nouvellement créé ou les domaines seigneuriaux ne sont pas stables du tout. Une période confuse commence alors, partout c’est l’anarchie, sauf sur les territoires des Villes Soeurs et de Dranawa. Une profession fait fureur chez les jeunes : bandits de grand chemin.
En 315, la dynastie Klom s’installe à la tête d’un des territoires les plus importants en taille : le Grand Duché de Primis. D’autres royaumes apparaissent ça et là : souvent, il s’agit du regroupement de plusieurs micro-territoires qui s’allient pour mieux combattre le voisin qui a fait de même. On commence à y voir un peu plus clair. Les frontières se stabilisent. Les plus petits royaumes qui avaient décidé de regarder les choses passer finissent par se faire annexer vers 450 dans une grande partie de partage de gâteau.
Les différents royaumes finissent par se calmer relativement. Ils n’ont pas envire de revenir dans un état de guerre généralisée. D’autant que le royaume de Dranawa a retrouvé sa force d’antan, tout comme l’Alliance. Les tensions sont fortes mais personnes ne semblent vouloir se laisser aller à une guerre d’expansion massive.
En 594, ce qu’on attendait pas arrive : il y a cission entre les Villes Soeurs ! Deux royaumes distinct s’établissent. Et une guerre commence, chacun revendiquant des possessions de l’autre. Les combats sont rudes jusqu’en 634, puis se calme petit à petit. La frontière définitive est établie par traité en 647. Mais ce n’est pas tant dû au bon vouloir des Villes Soeurs qu’aux pressions extérieures...
Car la lutte entre les Villes Soeurs attisent les convoitises. Privés d’un contre-pouvoir sérieux, Dranawa se verrait bien croquer dans ses voisins. Et tout le monde a cette même idée : mêmes les royaumes de moyenne importance lorgne sur leurs congénères plus petits. Partout, on a peur que le voisin déclenche une invasion. Mais personne n’ose attaquer franchement...
La suite : Les Temps Féodaux.